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Le ju-jitsu, ou jūjutsu, regroupe des techniques de combat qui furent développées durant l'ère féodale du Japon pour se défendre lorsque l'on est désarmé. Ces techniques sont classées en 3
catégories principales :
Atemi waza (technique de frappe) Nage waza (technique de projection) et Katame waza (technique de contrôle) afin de maîtriser un adversaire.

En japonais, signifie littéralement " art doux " ou " technique de souplesse " ou encore " méthode permettant d'utiliser au mieux la souplesse ". Il existe diverses transcriptions phonétiques
approximatives ce qui explique les différentes orthographes[1]. L’orthographe ju-jitsu est la plus utilisée dans la littérature francophone.
Le concept principal du jujutsu est le jū, littéralement la “ souplesse ”.
Les méthodes de combat connues comme jutsu sont vieilles de 1 500 ans au moins. Les débuts du jutsu peuvent être situés dans la période turbulente au
Japon qui s'étalait entre le VIIIe et le XVIe siècle. Cette période connut au Japon d'incessantes guerres civiles et les systèmes d'armement classiques furent développés et éprouvés sur les
champs de bataille. Les techniques de combat rapproché faisaient partie intégrante de ces systèmes afin de combattre efficacement des adversaires portant armes et armure.
La naissance du jutsu coïncide probablement avec l'origine de la classe des samouraïs datée à l'an 792. L'armée était constituée à cette époque de
soldats se déplaçant à pied et armés de javelots. Les officiers étaient recrutés parmi les jeunes fils des grandes familles et étaient formés au maniement de l'arc, au commandement des troupes et
également au combat sans armes. L'empereur Kammu construisit le Butokuden, une école formelle pour ces officiers que l'on connaît sous le nom de samouraïs.
À la fin du XIIIe siècle, les Mongols tentent d'envahir le Japon et les samouraïs se défendent durant des années dans de terribles combats. Au XVe
siècle, les maîtres d'armes établirent des écoles afin d'enseigner leur style du kenjutsu, l'art de l'épée. Entre 1467 et 1477, la guerre d'Ōnin fait rage, cette période voit le déclin du pouvoir
des shoguns et le début du Sengoku Jidai, l'" Âge du pays en guerre ", qui va durer cent cinquante ans.
Les sauts et les coups de pied n'étaient peu ou pas enseignés dans le jutsu puisque les techniques étaient souvent destinées à des combattants portant une armure et que ces techniques sont
risquées et difficiles dans une situation de rue (vêtements mal adaptés, risque de glisser et tomber, de se faire saisir la jambe…). Le terme jūjutsu commença à être utilisé vers
1600.
Le Ju-Jutsu, à l'origine du
judo, est un véritable art martial japonais, qui signifie " technique de la
souplesse ", dont le
but est d'acquérir des automatismes de défense grâce à un programme technique simple et efficace; Les esquives, parades et ripostes aux attaques d'un agresseur deviennent vite réalisables.
Contrairement aux idées reçues, le Ju-jutsu n'est pas une méthode violente de combat, on n'y apprend pas à se
battre, mais à dissuader les autres de nous attaquer. Chacun d'entre nous peut y trouver son compte, et ce, quels que soient sa taille, son poids, sa force et son
âge.
*Souhaiter parer une agression,
*Garder son sang froid,
*Maîtriser son adversaire par des gestes précis,
*Acquérir une bonne condition physique et morale
sont les objectifs recherchés par le Ju-Jutsu.
LE JU-JUTSU : L'ART DU COMBAT A MAINS NUES SELON LES "SAMURAI"
Si les arts de la lutte sont présents au sein de la plupart des cultures du
monde, ils n'ont cependant jamais atteint un tel degré de développement et de sophistication qu'au Japon. Peuple insulaire, les Japonais, à l'opposé des autres populations d'Asie, ont préféré
adopter comme système de défense à mains nues les techniques de saisie, plutôt que les techniques de percussion. Aussi les arts martiaux traditionnels japonais sont-ils représentes principalement
par deux grands courants des arts de la saisie, l'
Aikido et le Ju-jutsu. En effet, pour mémoire, rappelons que le Karate, contrairement à une idée répandue, n'est pas à proprement parler un art martial traditionnel japonais : originaire de l'île d'Okinawa (île japonaise située entre l'archipel principal Nippon et la Chine), il n'a été introduit au Japon qu'à partir du début du XX ème siècle. Toujours est-il que si l'aikidoka affronte son adversaire à distance de saisie, le ju-jutsuka pratique lui le combat au corps à corps.
Ju-jutsu (ju: souplesse, jutsu: technique) comporte une gamme étendue de techniques de
projection, de clé, et d'étranglement, que ce soit pour le combat debout ou au sol. En revanche, les techniques de percussion (de mains ou de jambes) sont rares et rudimentaires mais efficaces
voir kyusho ( kyuushoo ). Les projections, utilisant les principes de levier et de balancier, entraînent la chute violente de l'adversaire au sol, ce qui constitue la quasi-fin du combat. Les
clés et les étranglements servent à mettre hors de combat ou à maîtriser un assaillant, avec ou sans projection préalable. Les clés sont de deux sortes, en torsion (luxation) ou en extension
(rupture) de l'articulation, et s'appliquent soit aux bras (épaule, coude, poignet), soit aux jambes (genou, cheville, pied), voire au cou (vertèbres cervicales).
Certaines clés s'exercent même sur le muscle (biceps, quadriceps), en appliquant une très forte pression sur celui-ci. Enfin, les étranglements sanguins ( il y a aussi des étranglements
respiratoires qui n'ont pas les mêmes conséquences) visent à faire perdre momentanément (durant au moins trente secondes, pas plus, sinon...) connaissance à l'ennemi. Ces dernières techniques
visent non pas l'étouffement de celui-ci, mais l'interruption du flux sanguin vers son cerveau. Ces étranglements n'entraînent pas la mort de la personne qui en est victime, pas plus que des
séquelles, à condition d'en avoir la maîtrise sûre et en faisant très attention !!!.
Par la nature de ses techniques, le Ju-jutsu est un art martial particulièrement intéressant pour les
femmes et pour les personnes de faible constitution physique. Son efficacité repose essentiellement sur sa qualité technique, contrairement aux arts de percussion (comme le
Kung-fu ou le Karate), ou la force à la fois de la personne donnant les coups et
de celle les recevant sont des facteurs primordiaux.
Pourtant, malgré sa richesse technique et
sa redoutable réputation, le Ju-jutsu traditionnel a commencé à disparaître à partir de l'ère Meiji (1868-1912), ou ère
des Lumières, époque qui marque la fin du Japon féodal (donc des "samurai") et l'entrée de l'Empire du Soleil Levant dans la modernité, toujours utilisé par les "yakusa" d'où son
impopularité.
Aujourd'hui donc, même au Japon, cet art demeure une rareté. Les quelques écoles en France (y compris celle de la Fédération Française de Judo, la FFJDA) qui se réclament du
Ju-jutsu sont en fait des "ju-jitsu de synthèse", mêlant des techniques venant du judo, de l'Aikido, et du
Karate. En fait, le Ju-jutsu subsiste à présent à travers le monde sous des formes modernes et diverses, dont les plus
populaires sont le judo, le sambo, et le jiu-jitsu brésilien, qui sont des sports de combat et non plus des arts martiaux.
"le JU-JITSU est une méthode d'éducation physique par excellence mais aussi une école morale, inspirée par la supériorité et la précision des méthodes sportives japonaises. Le JU-JITSU combat la
force brutale par les lois de la mécanique rationnelle, opposant la technique à la force sauvage par sa méthode logique basée sur le minimum d'effort pour un maximum d'efficacité."
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