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Le sport moderne Kendo tire sa philosophie du bushido ; à la différence d'autres
arts martiaux, le contact prolongé ou les coups multiples tendent à être défavorisés pour privilégier des attaques simples et propres sur le corps ou la tête. Le Bushido a également inspiré le
code d'honneur de disciplines comme le Judo, le Jujitsu ou le Karate.
Bushi est un terme général qui décrit la classe des guerriers du japon médiéval. Ce terme décrit les guerriers aristocratiques du 9ème au 19ème siècle. Les samouraï furent seulement un rang parmi
les bushi et était le plus haut rang de tous. L'ignorance occidentale bâtisa tous les guerriers de samouraï alors que le terme de Bushi est techniquement le plus correcte. Le terme "Samurai" fait
référence originalement aux servants qui attendaient d'être anoblis. Bien plus tard quand l'acception du terme s'étendit pour inclure un certain type de guerrier, la connotation de service ne fut
pas complètement abolie. Les rangs ou niveaux d'un bushi dépendaient de son statut social, ce mérite martial et cette position dépendait des faveurs du Shogun. Cependant aucun classe à travers le
japon n'a de monopole particulier sur Yamato-damashi. Aucune portion de la société en général n'était aussi débordant d'orgueil que la classe des guerriers. C'étaient les bushi. Ils naissaient
bushi, mais ceux qui n'étaient pas versés dans les arts du combat ne recevaient pas le titre. Au IXème siècle, un véritable soldat professionnel émergea. Il fit de l'Arme et des combats à mains
nues une condition de survie dans la société. Ce ne fut qu'une centaine d'années plus tard que la profession militaire devint un privilège héréditaire. Les pères dispensaient leur connaissance du
combat et leurs habilités à leurs fils qui commençaient très jeunes leur carrière de guerrier. Leur entraînement incluait l'escrime, l'archerie, le yawara, l'équitation, l'utilisation de la
lance, la tactique, la calligraphie, l'étique, la littérature et l'histoire. Bushido est un système de codes et de traditions suivit par la classe guerrière. Le code insiste particulièrement sur
la justice, le courage, la bienveillance, la politesse, la sincérité, l'honneur, le loyauté et le self-contrôle. La justice ou la rectitude, est le précepte le plus incontestable de tout le code
du Bushi. Rien n'est plus repoussant à un Bushi que de traiter en secret et d'agir par traîtrise. Ainsi disaient-ils : " La rectitude est le pouvoir de décider sur une certaine ligne de conduite
en accord avec la raison, sans vaciller ... de mourir quand il est juste de mourir, de frapper quand il est juste de frapper".
Le Jujitsu
Prolongement naturel de la pratique du Judo, le Jujitsu est un art basé sur la défense, qui exclut le risque, mais nécessite un véritable engagement du corps et de l'esprit.
Le Jujitsu, la tradition martiale :
Utilisé par les samouraïs lors des combats à mains nues, le Jujitsu a été conservé par les milieux militaires et policiers. Etroitement lié au Judo d'un point de vue historique, il est
aujourd'hui également un sport à part entière, accessible à tous et fondé sur le contrôle de soi et de l'adversaire.
Le Jujitsu, une méthode de défense :
Spectaculaire et efficace, la pratique du Jujitsu, qui exclut la brutalité, permet d'améliorer sa condition physique et de développer ses aptitudes à répondre à toute agression. D'abord
proposé comme méthode de défense personnelle, le Jujitsu permet d'assimiler progressivement l'ensemble des techniques de combat. Le Jujitsu peut être pratiqué par tous : adolescents et adultes,
hommes et femmes.
Le Jujitsu, un art du partage :
Le rôle du partenaire, donc le vôtre, est essentiel, que vous soyez l'agresseur ou l'agressé. Ce sport est avant tout une relation fondée sur l'entraide mutuelle, condition essentielle pour
la progression. Cet échange permet, au-delà de son côté hautement symbolique, une meilleure compréhension de chaque geste, de chaque action. La pratique du Jujitsu permet pour ceux qui le
souhaitent de progresser à travers les grades et d'obtenir la ceinture noire. Se préparer physiquement et maîtriser les habiletés techniques fondamentales du Judo et du Jujitsu restent les buts
de tout pratiquant.
La F.F.J.D.A. et ses professeurs de Judo ont cherché et continuent à travailler pour proposer à tous les pratiquants, en fonction de leur motivation, toutes les facettes de ce concept
Judo-Jujitsu, hérité de Jigoro KANO.
Proposé comme art martial, véritable méthode de Self-défense, efficace et attrayante permettant d'améliorer l'ensemble des qualités physiques et mentales, le Jujitsu connaît aujourd'hui un réel
succès chez les plus de 15 ans.
Le ju-jitsu est un art martial élaboré au Japon à l'époque féodale. Son Histoire est relativement difficile à établir. En effet, outre son ancienneté, les nombreuses écoles (RYU) qui enseignaient cet art, conservaient précieusement leurs techniques secrètes. A cette époque, le combat à mains nues était l'apanage des paysans qui n'étaient pas autorisés à posséder des armes. Pourtant, c'est la caste des samouraïs qui développa le ju-jitsu. Pour ces guerriers, le bushido (code moral) imposait l'égalité des armes entre deux combattants. Ainsi, si un guerrier se trouvait désarmé pendant le combat, son adversaire se devait d'abandonner son arme.
Histoire du Jujitsu
"Science de la souplesse"
Technique de combat élaborée par les Bushi (guerriers), au Japon, dès l'époque de Kamakura (1185-1333).
Cette discipline a été conçue pour qu'un guerrier désarmé puisse se défendre face à un adversaire armé. Cet art se développa à partir des techniques anciennes du kumi-uchi. Diverses écoles de
jujitsu améliorèrent les techniques primitives en leur associant des mouvements et des contre-prises adoptés par les paysans d'Okinawa et les arts martiaux chinois (Le Kung Fu). Le Jujitsu fut
exporté en Chine par Chen Yuan-bin (1587-1671), un poète et diplomate chinois envoyé au Japon. Les diverses techniques de cette discipline ne furent codifiées qu'à l'époque Meiji (1868-1912),
après que les samouraïs n'eurent plus le droit de porter le sabre et après l'interdiction des combats de vendetta entre familles nobles.
Le Jujitsu vise essentiellement à vaincre un adversaire par tous les moyens, en utilisant le minimum de force. De ce fait, les adeptes du Jujitsu doivent se conformer à diverses disciplines. Il
leur faut :
•Savoir juger la force de l'adversaire et utiliser celle-ci contre lui.
•Esquiver ses attaques autant que possible.
•Amener l'adversaire en déséquilibre.
•Savoir attaquer ses points faibles.
•Savoir le renverser à l'aide de la technique du levier.
•Être capable de l'immobiliser à terre en tordant ses membres ou en l'étranglant.
•Savoir le frapper de manière à lui faire perdre connaissance, le blesser sérieusement, voir le tuer.
L'art du Jujitsu "guerrier" visait principalement à anéantir l'adversaire. Il utilisait donc des techniques dangereuses, et souvent mortelles. Pratiqué par les samouraïs, puis par les nobles, le
Jujitsu devint une technique employée surtout par des bandits. Cela explique la mauvaise réputation qu'il ne tarda pas à avoir (Kano Jigoro créa le Judo en ne gardant que les techniques "douces",
pour le différencier du mortel Jujitsu).
De nos jours, la plupart des forces armées et des forces de police enseignent des techniques de "close-combat" (combat rapproché), s'inspirant principalement du Jujitsu. Détrôné par le Judo, le
Karaté et l'Aïkido, le Jujitsu a perdu beaucoup de sa faveur : il est surtout considéré comme une technique de combat réel, et non comme un sport. C'est pourtant du Jujitsu que découlent à peu
près toutes les techniques actuelles des arts martiaux...
C'est pour pouvoir combattre à mains nues que les samouraïs développèrent ces techniques efficaces.
Le Ju-jitsu, ou "art de la souplesse", est ainsi l'héritier, à la fois d'un code moral chevaleresque très strict et de techniques de combat éprouvées.
Synthétisant en un même enseignement l'ensemble des :
•coups (atemi waza),
•projections (nage waza),
•contrôles (katame waza),
il permet de maîtriser tous les aspects du combat en corps à corps.
D'autres parlaient en ces termes : " La Rectitude est la colonne vertébrale qui donnent fermeté et stature. Sans cela la tête ne pourrait pas rester sur la colonne vertébrale, ni nos mains bouger, ni nos pieds nous supporter, sans cela, la rectitude ne serait ni un talent ni une connaissance qui pourrait faire d'un homme un Samurai. Avec cela, un manque d'accomplissement c'est comme le vide".
Le courage est une vertu si seulement il y a droiture. La mort pour une cause indigne c'est la mort d'un chien. Le jeune bushi était continuellement exercé et endoctriné sur le courage. Aussi, ils étaient souvent conduits sur les places d'exécution, dans les cimetières et les maisons réputées hantées. Ce système qui aider au "contrôle des nerfs" était le seul valide et valable pour donner aux samouraï leurs nerfs d'acier.
La bienveillance est conçu comme un trait féminin. Elle fait partie intégrante de la nature et contrebalançait la rectitude et la justice sévère, deux traits qui eux, sont masculins. La bienveillance inclue l'amour, l'affection pour les autres, la sympathie et la noblesse des sentiments. C'étaient les plus hauts attributs de l'âme. La politesse une une pauvre vertu si elle est suivie dans la peur de manquer de bon goût. Les bonnes manières font parties du style de vie des japonais. L'étiquette est une part importante de la vie en société. S'incliner, marcher, attendre, se tenir à table et servir le thé furent développés jusqu'à devenir des cérémonies rituelles. L'étiquette harmonisée l'être dans sa totalité avec lui-même et son environnement et exprimait une maîtrise de l'esprit au travers de la chaire. L'élégance représentait l'"économie de la force" et prodiguait un réservoir de force. Les fines manières signifiaient la puissance au repos. La cérémonie du thé dirigeait les pensées d'une personne à travers le monde, c'était une méthode achevée, une discipline de l'âme. La politesse est suscitée par l'intérêt de la sensibilité des autres. En tant que tel, le guerrier pouvait rejoindre ceux qui pleuraient; et se réjouir avec ceux qui se réjouissent. Le mensonge selon le Bushido était considéré comme de la lâcheté, c'était déshonorable. L'honnêteté était très importante pour le bushi. Elle était une extension de la vision du courage que le bushi avait, aussi s'efforçait-il de rester honnête dans toutes les situations.
Différents types de samouraï
Casque et armure en fer avec décoration plaquées bronze de la période Kofun (Ve siècle).Un samouraï n'ayant pas de rattachement à un clan ou à un daimyō (seigneur féodal) était appelé un rōnin.
Un samouraï qui était un vassal direct du shogun était appelé hatamoto.
Cependant, tous les soldats n'étaient pas samouraïs, ceux-ci constituant une élite équivalent en quelque sorte aux chevaliers européens ; l'armée, à partir de la période Kamakura, reposait sur de larges troupes de fantassins de base nommés ashigaru et recrutés principalement parmi les paysans.
Des armes
Le samouraï utilisait environ 40 armes avec une mention spéciale pour le katana, grand sabre, qu'il était le seul à pouvoir porter. Il étudiait les kobudo, les arts martiaux japonais d'avant
1868, au sein des koryu, écoles anciennes. Il attribuait une grande importance au katana, suivant ainsi le Bushidō pour lequel le katana est l'âme du samouraï. Quand un enfant avait atteint l'âge
de 13 ans, il pouvait obtenir un wakizashi (petit sabre) et un nom d'adulte lors d'une cérémonie appelée "Genpuku" (元服). Lors de cette cérémonie, il devenait samouraï. Il obtenait aussi le droit
à porter un katana, mais l'épée était normalement fermée avec de la ficelle pour prévenir les accidents. Un katana et un wakizashi ensemble sont appelés un daisho (littéralement : "grand et
petit").
Le wakizashi était "la lame d'honneur" d'un samouraï et il ne quittait jamais son côté. Le samouraï dormait avec sous son oreiller et l'emmenait avec lui quand il entrait dans une maison et devait laisser ses armes principales dehors.
Le tanto était un petit poignard, et il était porté quelques fois à la place du wakizashi dans un daisho. Il était utilisé quand un samouraï devait faire seppuku ou hara-kiri (suicide). Cependant, placé dans le keikogi (« vêtement d'entraînement »), le tanto se révèle être une arme de poing très utilisée pour les assassinats ou les combats rapprochés.
L'arme favorite du samouraï était le yumi (l'arc). Le yumi resta inchangé jusqu'à l'apparition de la poudre à canon et des fusils au XVIe siècle. L'arc à poulies de style japonais n'était pas une arme très puissante en comparaison avec l'arc classique d'Eurasie. Sa taille permettait de lancer divers projectiles comme des flèches enflammées, et flèche-signaux d'une portée efficace de 50 mètres, et plus de 100 mètres quand la précision n'était pas importante. Il était ordinairement utilisé à pied derrière un tedate (手盾), un grand mur de bambou mobile, mais il pouvait même être utilisé à dos de cheval. La coutume de tirer à dos de cheval, yabusame (流鏑馬), est devenue une cérémonie shintoiste.
Le nodachi est un sabre d'aspect similaire au katana, mais qui mesure environ 150 cm ; il était réservé aux samouraïs les plus forts. On peut voir Kikuchiyo, le personnage incarné par Toshirō Mifune, en manipuler un dans le film Les Sept Samouraïs. Ce type d'arme est particulièrement adapté à la lutte contre les unités de cavalerie.
Au XVe siècle, le yari (lance) est également devenu une arme populaire. Il a remplacé le naginata sur le champ de bataille lorsque la bravoure personnelle est devenue moins importante, et les batailles, plus organisées. Le yari était plus simple à utiliser et plus mortel qu'un katana. Une charge, à cheval ou à terre, était plus efficace quand une lance était utilisée, et offrait plus de 50% de chances de vaincre un samouraï armé d'un tachi, forme primitive de katana adaptée au combat monté, parfois appelé par erreur « daïkatana » dans la culture occidentale. Dans la Bataille de Shizugatake, où Shibata Katsuie fut vaincu par Toyotomi Hideyoshi (ou Hashiba Hideyoshi), les « sept lances » de Shizugatake (賤ヶ岳七本槍) ont joué un rôle crucial dans la victoire.
Les armes blanches utilisées par les samouraï ont énormément gagné en qualité au fil des siècles, jusqu'à arriver à une qualité inégalée : les lames forgées selon la tradition japonaise sont encore aujourd'hui les meilleures que l'Homme ait faites sur le plan des qualités physiques, grâce aux techniques complexes de forgeage et de trempe développées par les forgerons d'armes japonais, ainsi que le Tamahagane, acier spécial obtenu à base de sable ferrugineux.
Une vive conscience de la valeur de la dignité personnelle était l'honneur. L'honneur était quelque fois transmis par des termes comme "na" (nom) "men-moku" et "guai-bun". Toute infraction à
l'honneur d'un samouraï était ressentie et appelée "ren-shi-shin" (un sens de la honte). La désobéissance au code ou à un supérieur produisait un sentiment de culpabilité et de honte. Selon
un légende samouraï "Le déshonneur est comme une cicatrice sur un tronc d'arbre, qui, avec le temps, au lieu de s'effacer, s'élargie".
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